Quand ma flamme vacilla 17/12/2020

Ça y est, il aura fallu 9 mois pour que s’éteigne la flamme qui me fait tenir mon café concert à bout de bras depuis presque 6 ans. Sachant que le bout du tunnel est loin d’être atteint (en espérant que la lumière au bout du tunnel ne soit pas un train!), je ne vois pas comment je vais pouvoir retrouver l’envie et la joie qui sont mes seuls moteurs. Peut-être vais-je rouvrir? Peut-être… S’il reste une toute petite braise. Mais sur ma porte, il sera écrit que le seul passeport nécessaire sera un sourire sans un masque, il sera écrit que la joie demeure. Il sera écrit qu’ici on danse, on chante, on vit, on mange, on boit. Il sera écrit que je suis dissidente. Il sera écrit que je célèbre la vie, il sera écrit que je ne laisserai pas une horde de zombies corrompus, préférant se faire dicter ses règles par ceux qui s’enrichissent sur le dos de la crise plutôt que par des scientifiques au parcours exemplaire à les faire pâlir, décider de comment je dois vivre et de ce qui est bon pour moi. Merci. Non, je ne veux pas rouvrir avec les règles sanitaires absurdes et hypocrites qu’on nous impose pour faire tout bien comme il faut. Je ne veux pas des gestes barrières et comme dit ma soeur Joana, je veux des gestes qui prennent soin. Je ne veux pas du bénitier de gel hydroalcoolique à l’entrée, je ne veux pas de la peur à tous les coins de table, je veux que le public se lève parce que la musique l’exige et je veux qu’il danse et je veux qu’il rit. Oui je veux un public qui sourit. Je ne veux pas d’un public qui dénonce. Et je veux rêver. Et je veux croire qu’il est possible de rêver. Et je ne veux plus que mon fils me voit pleurer. Je veux de l’espoir pour lui, je veux rêver pour lui, je veux vivre pour lui.

Alors que j’écris ces gros mots, sachez que je suis peut-être fichée pour mes opinions dissidentes. Et alors que je vais manifester, sachez que je peux me faire charger sans raison par des policiers shootés à la darmanine. Et alors que j’ose penser en dehors de la pensée dominante, sachez que je me coupe de la moitié de mes amis et de mes clients aussi. Et alors que le monde se réveille trop doucement et croit encore pour une bonne partie de la population que le gouvernement fait de son mieux, 20% des français sont en dépression et ont des pensées suicidaires. Et alors que les prophètes nous annoncent déjà une troisième vague et qu’on nous prépare gentiment au troisième confinement parce que nous n’aurons pas été sages pour les fêtes de fin d’année, la majorité reste convaincue qu’elle sera sauvée grâce à un masque, puis grâce au vaccin. Oui le monde est gravement malade. Malade d’humanité. Je rouvrirai sans doute. Si on me laisse rouvrir un jour. Mais je ne jouerai pas le jeu de cette dictature hygiéniste. Je ne cautionnerai pas cette covidiocratie. J’avais écrit un texte un jour avant le confinement pour dire que je ne voulais pas me battre pour ne pas finir en hôpital psychiatrique ou en prison pour mon fils. 
Et bien c’est pour ces mêmes raisons que je vais me battre finalement. Pour mon fils. Pour qu’il puisse continuer à rêver. Pour que la vie ne se résume pas à un virus, à un attentat ou à un nuage toxique. Je vais me battre en célébrant la vie avec passion, amour et paix. Claire-Lise Deront Guerrière pacifique

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